Grève dans l’éducation nationale demain : le brisage de grève n’est pas obligatoire !
Grève dans l’éducation nationale demain : le brisage de grève n’est pas obligatoire !
La loi instituant un droit d’accueil a été adoptée par le Parlement le 23 juillet 2008. Le gouvernement continue son travail de sape des droits de tous. Le droit de grève est un Droit Constitutionnel. Après les transports, les plus nuisibles, les plus visibles, voilà qu’il s’attaque aux enseignants ! Il demande par cette loi aux collectivités de « remplacer » les grévistes, qui on s’en doute n’avaient rien de mieux à faire que de décider de perdre une journée de salaire, juste pour embêter tout le monde…
La grève est bien le dernier recours pour exprimer son désaccord, son ras-le-bol, mais ça n’est jamais de gaîté de cœur qu’on va défiler dans la rue ! C’est pour défendre nos droit, pour en acquérir de nouveaux, et affirmer la liberté comme un principe intangible !
Ce texte entrant en application, la mairie a pour obligation de s’organiser pour réaliser ce brisage de grève déguisé, même si elle est contre. Les animateurs titulaires seront payés en heures supplémentaires au delà de leurs heures normales, ce qui est tentant en cette période de pouvoir d’achat en diminution pour des agents de catégorie C. Enfin, la liste des personnes qui remplaceront les instituteurs en grève devra être transmise à l’inspection d’académie pour validation…
Sarkozy et les patrons ont bien raison :
filer des salaires de merde,
créer des conditions de travail exécrables (coupures de plusieurs heures, horaires tardifs, pauses minimales...),
créer du travail précaire, partiel…
Voilà bien la meilleure façon de briser une grève ! Ben oui, les gens dans la misère accepteront plus facilement de remplacer les grévistes... La meilleure façon de lutter est donc d’obtenir, tous ensemble une amélioration globale des conditions de travail, des salaires intéressants, permettant de vivre décemment.
Sinon, sans ces conditions serait-ce vraiment du volontariat ? Si les agents des écoles, les animateurs, les ATSEM, les précaires étaient traités et payés dignement seraient-ils volontaires ?
SUD réaffirme son opposition à cette loi dont le principal objectif est de briser les grèves des enseignants des écoles.
ATSEM, PRECAIRES…, si vous êtes sur une liste de personnes susceptibles d’assurer le service minimum d’accueil dans les écoles en cas de grève des enseignants (SMA).
Plusieurs solutions : en cette journée de mobilisation, Salarié-e-s de la territoriale : Solidarité, ne remplacez pas nos camarades de la fonction publique de l’éducation…
Solidaires, Unitaires et Démocratiques !
1ère solution – Refuser de figurer sur la liste des « volontaires »
Nous vous appelons à ne pas accepter de figurer sur cette liste.
Nous vous appelons à refuser toute pression pour figurer sur cette liste.
Sachez qui si vous y êtes inscrit, vous pouvez à tout moment vous rétracter.
2ème solution - faire Grève : un préavis est déposé par Sud-Educ et Sud-CT.
3ème solution - pour celles et ceux qui ne peuvent pas faire grève pour des raisons financières notamment et qui ont des enfants dans les écoles : demander à bénéficier d’une autorisation exceptionnelle d’absence pour défaut de mode de garde (formulaire à disposition à la direction administrative du personnel – protection sociale ainsi que dans tous les secrétariats de direction), demande à formuler dans un délai raisonnable (5 à 7 jours ouvrables).
Ces solutions ont l’avantage de NE PAS BRISER LA GREVE, la troisième permettant en plus de limiter l’impact sur les salaires et de permettre aux chefs de services de prendre les dispositions en vue d’assurer la continuité du service public…
CONCLUSION : POUR LA GREVE DU 20 NOVEMBRE TOUS LES ATSEM ET PRECAIRES TRAVAILLANT DANS LES ECOLES, COLLEGES, LYCEES ET FAC SONT COUVERTS PAR CE PREAVIS DE GREVE DE SUD. EN VERTU DE CECI, LE SYNDICAT SUD SERA LE PREMIER A DEFENDRE LES COLLEGUES CONCERNES EN CAS DE LITIGE.